Adrien Forbat est consultant en systèmes d’information chez AiM Services. Un travail qui requiert bien plus que d’excellentes connaissances informatiques puisqu’il doit avoir une vision à 360 degrés. Rencontre.

 

«J’ai été engagé par AiM en qualité de technicien informatique en octobre 2019. Au fur et à mesure du temps, le travail ainsi que le cahier des charges ont pris de l’ampleur jusqu’à nous amener à une réévaluation du poste», résume Adrien Forbat.

En effet, le Genevois de 34 ans a débuté auprès de la société avec un challenge d’envergure: gérer la migration informatique de Windows 7 à Windows 10 pour l’ensemble des postes de travail mondial d’une banque. Une tâche qui regroupe 2500 postes à Genève et… 1000 dans le monde. D’abord amené à gérer la migration pour la Suisse, le spécialiste est ensuite demandé à Monaco et au Luxembourg. «Le plus gros challenge n’est pas de réaliser la tâche, c’est de faire comprendre aux gens son utilité», explique-t-il. «La fausse idée reçue est que ce changement apporte une meilleure performance, en vérité, il apporte une sécurité informatique indispensable au sein d’une banque.» Philosophe, il explique volontiers que son travail ne se résume pas à installer des programmes. «Depuis le début, je me suis confronté à différents types de réactions. Le rôle d’AiM est d’accompagner les sociétés dans ce type de projet en les amenant en douceur. Sur certains marchés, j’ai travaillé avec des équipes qui avaient conscience des potentielles failles de sécurité. Sur d’autres, je me suis confronté à des personnes qui n’en voyaient pas l’utilité. Dans ce type de cas, il est très difficile de faire adhérer l’ensemble d’une équipe à un projet, mais cela fait partie de mon travail! Je dois la sensibiliser et la coacher afin de faire prendre conscience des enjeux du projet, mon rôle est d’être autant technicien que coach.» Parmi les autres tâches qui lui incombent, Adrien gère toute la préparation technique du projet, l’analyse de l’infrastructure en place, les moyens de l’appliquer, la gestion et le suivi de la migration. Un travail passionnant qui permet au spécialiste d’avoir une vision à 360 degrés des projets puisque sa tâche s’apparente autant à sa genèse qu’à sa phase finale. À ce jour, il est totalement dédié à celui-ci qui n’est pas encore terminé. «C’est un long processus, mais d’une grande utilité. Nous sommes fiers avec AiM de pouvoir tenir ce rôle d’accompagnateur.»

 

Un consultant global

Après un challenge tel que celui-ci, Adrien Forbat s’imagine volontiers toujours dans ce rôle de consultant auprès de AiM, mais au sein d’un projet de transition numérique: «C’est un domaine passionnant. Beaucoup de PME manquent de connaissances et de temps pour savoir comment concrètement rationaliser certaines tâches. Par exemple, plusieurs d’entre elles utilisent encore des classeurs et des documents papier – une démarche très peu écologique et une grosse perte de temps. Avec une digitalisation des documents, cela faciliterait la vie de beaucoup de sociétés.» Un défi qui nécessite un travail de fond sur le long terme, mais qui motive vivement l’informaticien de formation: «J’ai un parcours atypique qui m’a mené vers cette voie, aujourd’hui ma vision globale des sociétés me permet de savoir comment les épauler de manière personnalisée, ce qui est un atout.»

En effet, le cursus d’Adrien lui permet aujourd’hui d’apporter une approche personnalisée aux sociétés. Alors qu’il réfléchit à son avenir qui se dessine plutôt vers le métier de professeur, il décide d’épauler son père dans l’entreprise familiale qui n’est autre… qu’une société informatique. Pris par le virus, il y travaillera durant sept ans en réalisant en parallèle diverses spécialisations. Lorsque son père désire partir à la retraite, Adrien décide de rejoindre la Haute Ecole de Gestion de Genève afin d’y réaliser un bachelor en informatique de gestion. Diplôme qu’il réalisera en parallèle d’un emploi dans une banque fiduciaire de la place genevoise: «Ce travail a été très salvateur pour moi: j’ai pu compléter les acquis que j’avais obtenus auprès de mon père tout en mettant en application les exercices pratiques de ma formation.» Alors qu’il exerce désormais l’ensemble de ses acquis auprès de la société AiM, il avoue avec plaisir ne pas être un geek de l’informatique en dehors du travail. «Je suis passionné d’architecture, d’art et de photographie, j’aime pouvoir m’évader par ce biais afin de pouvoir me donner ensuite à 100% dans mon travail.»