Alors que la tendance des montres connectées est sur toutes les lèvres et s'annonce comme étant LA grande question de 2015-2016, une autre transformation, plus discrète celle-ci, est en train de s'opérer sur le marché horloger : la CAO horlogère. Découvrez le point de vue d'Eric Pascal, Directeur Innovation et Mobilité chez AiM, paru dans le dossier spécial Horlogerie du magazine Swiss Engineering du mois d'Octobre 2015. 

 

On remarque depuis quelques temps une certaine volonté de la part des manufactures horlogères de rationaliser leurs flux de conception et de production. En cela, de plus en plus de Maisons Horlogères se regroupent et les horlogers et marques indépendantes se raréfient. D’autres part, les « groupes horlogers » tentent de rassembler à l’interne un maximum de compétences et de savoir-faire pour ainsi bénéficier d’avantages concurrentiels certains, à l’image du groupe Richemont qui a investi pour construire son propre Campus horloger.

Si les conséquences sont inexistantes pour le grand public, elles le sont certainement pour les employés ; c’est le cas notamment des bureaux d’études horlogers car cette volonté de rationalisation se traduit à l’interne par une diminution du nombre d’outils dédiés à la conception des mouvements de montre.

Alors qu’il est fréquent de voir coexister différents logiciels de CAO (Conception Assistée par Ordinateur) au sein d’un même bureau d’étude, chaque concepteur utilisant sa solution préférée (Tell Watch, Solidworks, Catia, Inventor, Creo…), le cumul des licences engendre tout de même quelques problèmes […].

Afin de rationaliser les coûts, et surtout le temps de travail de leurs employés, les sociétés horlogères souhaitent alors imposer l’utilisation d’un outil informatique unique capable d’assurer l’ensemble des fonctions. Pour répondre à ce besoin, les Maisons Horlogères s’orientent alors vers les gros acteurs du marché, capable de leur fournir une solution de CAO générique ayant pour vocation d’être complète, au détriment des plus petits éditeurs développant des solutions plus adaptées et plus spécifiques au métier de l’horloger.

Si cette stratégie peut s’avérer pertinente du point de vue de la direction, elle l’est moins pour les bureaux d’études.

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Défis CAO Horlogère - Swiss Engineering