Tout nouveau responsable du recrutement et de la délégation de personnel, Jean-Pierre Croisier a fait ses débuts chez AiM aux tout premiers jours de 2021. Sa mission? Manager une équipe de recruteurs afin d’identifier les profils à même de répondre aux besoins du client.

«J’ai hâte que ça aille plus vite.» Homme pressé, Jean-Pierre Croisier tente de faire contre mauvaise fortune bon cœur. Pas facile de prendre ses fonctions au sein d’une entreprise de près de cent cinquante collaborateurs dans un contexte de pandémie qui oblige la plupart d’entre eux à fonctionner en télétravail. Lorsqu’on doit, surtout, en comprendre les enjeux et les rouages pour dénicher le candidat idéal qui saura répondre à ses impératifs et aux demandes des clients.

Mais cela tombe bien : le nouveau responsable du recrutement aime les challenges. Et son naturel sociable l’aide à surmonter la difficulté du travail à distance: «C’est vrai que cela complexifie énormément les choses, il faut vraiment s’organiser… La difficulté, c’est de chercher les informations à la source quand on ne connaît pas encore très bien ses collègues, leurs attributions et les outils disponibles en interne. Il faut passer outre le fait de faire connaissance à travers l’écran d’un lap top, accepter de ne pas avoir l’info en instantané, de ne pas pouvoir nouer cette relation à travers les discussions informelles que l’on peut avoir dans les locaux de l’entreprise. Mais cela va vite se mettre en route. Et je dois dire que mes collègues sont très ouverts au fait de donner des informations. Ce sont des professionnels passionnés», confie-t-il.

Projets internes ou délégation

Depuis les premiers jours de janvier, le Lausannois joue autant que possible les pendulaires pour être aux côtés des quelques collègues présents dans les bureaux de Genève, histoire de mettre en place une synergie, de fluidifier l’échange d’informations et d’identifier les rôles de chacun. Sa mission au sein d’AiM, il la décrit très clairement: «Il s’agit d’organiser les tâches et définir les priorités pour le recrutement, que ce soit pour les projets internes ou en délégation chez le client. Avec mon équipe (deux chargées de recrutement travaillent à mes côtés), nous identifions les profils en adéquation avec les demandes du client dans tous les domaines de l’IT et tout le spectre des professions qui y sont associées, du support aux chefs de projets, en passant par les architectes d’entreprise, les business analysts, développeurs, testeurs…»

Pour cela, une routine efficace s’est mise en place: «Ma journée commence par un daily catch up qui réunit tous les acteurs impliqués, des personnes du département des ventes, de la direction, du recrutement. Cela nous permet de bien nous coordonner pour établir les priorités, suivre les offres en cours, faire des retours sur les CV. Ensuite, avec ma team, nous pouvons définir les priorités en matière de sourcing, nous pencher sur la sélection des CV, et s’atteler aux autres tâches quotidiennes.»

Importance de l’humain

Ses moyens de travail pour trouver la perle rare? «Aujourd’hui, ils sont multiples, avec l’émergence des réseaux sociaux et des plateformes de recrutement. Nous avons aussi une bonne base de données qu’il faut sans cesse alimenter et mettre à jour. Il faut être attentif, bien connaître le réseau. Le bassin de candidats, c’est comme un iceberg. Il y a ceux qui sont très visibles et actifs, et ceux qui ne le sont pas mais qui peuvent s’avérer en parfaite adéquation avec le poste. C’est pour cela que, même si c’est une grande aide, l’intelligence artificielle ne remplacera jamais l’humain en matière de recrutement.»

Né au Mexique d’une maman mexicaine et d’un papa suisse expatrié pour des raisons professionnelles («Je suis un pur produit Nestlé, mon papa travaillait pour la multinationale dans le domaine du café.») Jean-Pierre, qui parle couramment l’espagnol, le français et l’anglais, arrive en Suisse à la fin de son adolescence, à 17 ans. Par goût pour les contacts, il s’oriente vers un apprentissage de commerce, puis, plus tard, vers un certificat RH qui le propulse spécialiste RH option entreprises. Cet intérêt pour l’univers du recrutement, il le doit aux circonstances: «J’avais une amie qui travaillait dans ce domaine à l’époque, et ce qu’elle m’en disait me paraissait intéressant.» Un bon choix, pile en adéquation avec ses aptitudes personnelles. Au petit jeu du recruteur recruté, et lorsqu’on l’interroge sur ses principales qualités, pas d’hésitation pour se définir: «Je suis une personne avenante, qui privilégie les contacts humains, qui sait surmonter les obstacles pour atteindre son but. J’aime les discussions ouvertes et j’ai un très fort esprit d’équipe.» Quant à sa culture sud-américaine, plus que par le folklore et la cuisine, cet accro à la marche à pied la cultive à travers un vrai goût de la fête et une certaine vision de la vie: «J’ai vécu dans un pays où les choses sont parfois plus difficiles. Cela me pousse à pondérer les choses, à les relativiser. A être plus reconnaissant de ce que l’on a.»