Chef de projet Agile, Thomas De Clercq utilise les méthodes Scrum et Kanban dans sa pratique au sein des entreprises et des équipes où il évolue en délégation pour AiM depuis presque quatre ans. 

 

Lorsque Thomas De Clercq participe à une première formation Scrum en 2007, c’est la révélation. Depuis, il n’a cessé de s’intéresser à ces méthodes, qu’il promeut aujourd’hui chez AiM et au sein de ses missions, notamment dans le domaine bancaire. «J’essaie d’animer les équipes avec lesquelles je collabore avec un maximum d’agilité. Scrum est une des méthodes que j’utilise et qui permet de travailler en s’approchant le plus possible du manifeste Agile.»  Ce dernier est un texte rédigé en 2001 par dix-sept spécialistes du développement d’applications informatiques, énonçant des valeurs et des principes dans l’idée de favoriser un développement de projets basé notamment sur l’adaptation et la collaboration. «Quant au terme Scrum, il vient du rugby et veut dire la mêlée en anglais, précise le spécialiste. L’image c’est une mêlée resserrée, qui se tient les coudes pour pousser et faire avancer un projet. L’idée est de s’améliorer de façon continue et de progresser dans la vélocité, dans l’efficacité selon la perception de l’équipe et du travail accompli.»

Au sein de l’institution bancaire dans laquelle il évolue en délégation depuis trois ans, Thomas De Clercq encadre des projets, réalise la communication avec les utilisateurs métier, organise les relations entre les équipes IT ou techniques. Il met en commun les besoins et les solutions tout en répondant aux cadres techniques imposés par la banque, et en garantissant les budgets, plannings et contraintes opérationnelles en lien avec les dits-projets. La gestion électronique de document (GED) ou la capture numérique font partie des sujets sur lesquels l’informaticien est amené à intervenir. La capture numérique est le fait d’extraire des informations d’un document pour les traiter, les réidentifier par rapport à un référentiel interne et les redistribuer au bon endroit. «Par exemple, vous recevez 1000 mails par jour et vous avez un process automatique qui extrait de ces mails les clients, les actions, les fonds, les ordres concernés et qui va les distribuer dans les bons workflows pour les mettre à disposition des gens du backoffice», explique concrètement le chef de projet.

Au départ, ce dernier, originaire du nord de la France, a étudié l’électricité et l’automatisme. Après son baccalauréat, il a poursuivi avec un diplôme universitaire de technologie (DUT). C’est dans le cadre de la programmation d’automates que Thomas De Clercq s’est initié à l’informatique et au code. Son DUT en poche, il a intégré l’Ecole supérieure d’ingénieurs-es en génie électrique (ESIGELEC) de Rouen. «C’est là que je me suis spécialisé en informatique de gestion.» Alors employé dans une grande compagnie d’assurance française, il s’offre un congé sabbatique avec l’idée de vivre plus près des montagnes. «Je partage cette passion avec mon épouse.» C’est ainsi qu’il s’installe en Haute-Savoie, où désormais, à 39 ans, il profite de son temps libre pour pratiquer l’escalade, le ski et la randonnée avec ses deux enfants.

Entré chez AiM il y a un peu plus de trois ans, Thomas De Clercq réalise des missions qui peuvent durer de quelques mois à plusieurs années chez des clients actifs dans des domaines parfois très différents. Aujourd’hui en poste dans une banque privée, il rejoindra en février l’Etat de Genève pour une nouvelle mission. C’est pour le chef de projet spécialiste Agile un avantage et une motivation. «A chaque fois, je dois trouver des solutions sur-mesure pour des contextes particuliers. On est très loin de l’image de la production industrielle de code mais plus proche de l’artisan-logiciel.» Enfin, si l’adaptation est une des quatre valeurs-clés de la méthode Agile, elle est, à n’en pas douter, une faculté dont Thomas De Clercq semble naturellement pourvu. «J’aime le changement. La curiosité, c’est dans ma nature.»